Le planeur est joueur !
Jeudi, août 14th, 2008Annecy, samedi 9 aôut 2008- 18h30
…..Le vol devient enfin intéressant, le vent de nord diminue et la restitution s’installe. Nous pouvons enrouler les thermiques doux et nous approcher des dent de Lanfon.
Il y un parapente biplace ainsi que deux voiles solo. A mon grand étonnement, un planeur s’invite également à la fête. Je vole une ou deux fois l’an ici et je n’en avais encore jamais vu.
Afin d’exploiter au mieux les ascendances thermodynamiques, il fait comme nous les “touts mous” et rase les ”dents” . Je redouble d’attention, j’estime sa vitesse au environ de 100km/h, forcément il y revient plus vite … J’en profite quand même pour faire quelques images.
Lorsque soudain il effectue un virage à gauche et qu’il m’aligne, je ne me sent plus vraiment rassuré. ….comme le montre cette image passablement floue! D’ailleurs je pointe mon Nikon au jugé, sans viser. Les secondes qui suivent me paraissent très longues, car le bougre et carrément en face de moi. En parapente, les manoeuvres d’évitement sont plutôt limitées, un virage à droite ? Je préfére continuer sur ma trajectoire….Dans mon esprit, la suite de l’épisode est plus vague. Il est sûr que j’ai fermé les yeux, probable que j’ai saisi la poignée fluo à main droite, et possible que j’ai montrer , quand même, mon majeur gauche à l’attention du pilote d’en face !
Vous vous doutez bien que le grand boum n’eut pas lieu, juste un sifflement sous mes pieds, alors je me suis hâté d’effectuer un demi tour à gauche pour tenter la photo souvenir….
L’image est nette, c’est déja ça !
…..je suis allé me poser tout de suite aprés, afin de reprendre mes esprits !
La morale de l’histoire:
Lorsque le pilote du planeur tourna plusieurs fois autour de moi, il s’est forcément rendu compte que je faisais des photos. Sur ce dernier passage il a voulu m’en mettre plein “l’objectif”, je dois dire qu’il y est parvenu. De toute façon avec le soleil dans son dos, il ne pouvait pas ne pas me voir. C’est une situation que je n’avais jamais connu, d’où ma surprise. Contrairement à nous, un planeur peut éviter outre à droite et gauche par le haut et bas, c’est cette dernière option qui fût choisie. La “grande” vitesse à laquelle le croisement s’est effectué, n’est pas habituelle pour un parapentiste, augmentant l’effet “terreur”. Enfin, je pense qu’il y avait moins de 10 mètres d’altitude entre nous, pourtant je n’ai subi aucune turbulence de sillage.